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La
saison 2009-2010 fait une pause. C'est la fin de la première
partie des compétitions et des actions techniques et sportives
menées par le club. Partie 2 : les seniors. |
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| Yves
de Singly. "Nous allons aborder la dernière
partie de notre bilan à la trêve en parlant du groupe seniors.
Je sais que tu aimes les statistiques, plus que moi du moins, et tu
peux leur donner un certain sens. J’aimerais que tu fasses une
analyse des éléments que tu as à cette période
de la saison".
Pierre
Naudet. "La plus belle des statistiques, ce sont
les points que l’on a engrangés : 24 pour la A et la
B et 21 pour la C. Les classements suivent avec la 1re place ex aequo
pour la A, la 2e pour la B et la 4e pour la C. Evidemment, le bilan
des résultats est satisfaisant. Nous avons des résultats
homogènes, c’est plutôt un signe de bonne santé. |
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Tableau
1. La comparaison par points à la trêve
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| Pierre
Naudet. "Parmi les points positifs, on atteint avec
les seniors A la trêve à 24 points, ce qui est un bon total,
une moyenne de trois points par match. En maintenant ce niveau, on arriverait
avec 66 points au terme des 22 journées. Avec ce total, certaines
années, on monte… mais pas dans notre groupe l’année
dernière, où il a fallu 70 points. Cela situe notre performance
des huit premiers matches. Maintenant, serons-nous capables de la maintenir
? Sommes-nous capables d’être réguliers, d’enchaîner
les contenus positifs, nos adversaires ne nous sont-ils pas supérieurs
sur la durée, comment allons-nous gérer notre manque d’expérience
? Les défis sont encore grands. Yves
de Singly. "Ce qui est important dans ce que tu dis,
c’est la base même du jeu. Nous ne sommes pas dans l’individualité.
C’est le résultat d’un collectif. Je n’ai jamais
aimé le classement des buteurs. Parfois, avant la passe décisive,
il y a d’autres passes, d’autres choix qui s’avèrent
décisifs. Pierre
Naudet. "Je rebondis sur l’exemple pris tout
à l’heure : 36 joueurs à l’entraînement
le 11 décembre. L’état d’esprit à l’entraînement
est irréprochable. Nous n’avons quasiment pas eu de problèmes
à gérer. C’est un vrai bonheur. Autre exemple :
cela fait plusieurs séances du vendredi que le groupe C n’était
pas suffisamment nombreux pour qu’il puisse bosser séparément
– c’était parfois 8 ou 9 joueurs, ce n’est
pas si mal, tous les clubs ne peuvent peut-être pas en dire autant.
Mais on a décidé de faire deux groupes : groupe A + quelques
joueurs de la C et groupe B + quelques joueurs de la C. Ce qui nous
permettait d’étoffer nos groupes d’entraînement
A et B et de considérer les garçons de la C. Les joueurs
étaient super contents. Il y avait de l’échange.
Ça permet de rappeler au groupe A/B que les mecs de la C ne sont
pas des mauvais et, en plus, s’entraîner de temps en temps
avec un « moins bon », ça apprend la tolérance. |
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Yves de Singly. "Pour le moment, cela semble bien en place. Ton illustration de l’entraînement où les joueurs de la C étaient avec la A et B me paraît excellente dans l’esprit que nous voulons maintenir. Pour terminer ton entretien, et je vais peut-être te faire rougir un peu, je dirais que tu es un homme de tempérament, de convictions, que je ne confonds pas avec les certitudes, est-ce que tu peux nous dire à ce jour qu’est-ce qui t’habite au sein de la vie du club ?" Pierre
Naudet. "Je prends un plaisir immense à bosser
ici, avec toi, avec les dirigeants, le staff, les joueurs. Par exemple,
on se parle souvent. J’ai vu dans « Vestiaires magazine »,
le magazine des éducateurs, un article dont le titre était
: « Comment faire avec un président trop envahissant ? »
Je l’ai lu. Cela m’a fait sourire car cela ne correspond pas
à mon cas. On sent qu’une dynamique est en marche dans le
club. Maintenant, tu le sais bien, je serai toujours le premier à
dire : « Attention, c’est fragile ! ». Si on décide
de faire reposer cette dynamique sur un certain nombre de personnes, il
faut être sûr que ce soit les bonnes, qu’elles puissent
le faire et qu’elles soient suffisamment entourées pour le
faire. Nous avons des responsabilités lourdes. On amène
du monde derrière nous, une petite entreprise de 300 personnes
en quelque sorte qu’on fait vivre un peu chaque semaine où
ce sont essentiellement des notions humaines qui alimentent cette collectivité.
Ça bouge beaucoup, c’est très en mouvement et donc
fragile. Du coup, quand on met un cadre là-dessus, il faut être
particulièrement vigilant. Yves de Singly. "En t’écoutant, j’aurais presque envie de faire de la philosophie, cela va faire sourire des gens. Tout ce qui est beau est par définition coûteux et fragile, donc il faut l’entretenir, le respecter. Pour arriver à du beau, il faut du temps. C’est l’éphémère qui arrive vite et facilement. Le beau arrive avec lenteur, avec amour, dans le sens : « j’aime venir ici, j’aime faire de l’encadrement, j’aime échanger, j’aime faire la fête autour du repas de Noël ». Je sens cette dynamique se mettre en route. Avec l’âge, je suis devenu patient, je ne l’ai pas toujours été. J’ai bon espoir. Avec ce qui se profile à l’horizon, la construction de deux terrains synthétiques, on peut avoir un espoir sérieux". Pierre Naudet. "Il y a incontestablement un potentiel ici. Nous sommes tous des gens de passage. Si on aime le club, ce qui est fait ici, il faut qu’on arrive à se dire que ce que l’on fait aujourd’hui compte pour demain. Qu’on participe à ça. Dans 20 ans, nous ne serons plus là. J’espère que le club sera plus haut, mieux structuré, etc. Je me projette autant dans 20 ans ici que dans un mois. Pour moi, le « dans 1 mois » - quelle préparation hivernale allons-nous faire ? – et le « dans 10 ans » - que deviendront les U7 et U8 d’aujourd’hui ? – sont indissociables. Que chacun ait cette idée-là. Pas les joueurs seniors, ce n’est pas leur problème. Mais ceux qui ont des responsabilités d’éducateurs et de dirigeants doivent bien comprendre que ce que l’on fait compte pour « tout de suite » et pour « après-demain ». Guy Roux disait : « le collectif, c’est s’oublier soi-même ». C’est une belle formule qu’on peut tous utiliser. Notre club a un projet commun dans lequel on doit se projeter. Ce projet est plus fort que nous. On y laissera une trace ou pas. Mais on se sera battu pour lui". Yves
de Singly. "Sur cette note d’optimisme, on va
dire à chacun de profiter de la trêve pour recharger les
batteries physiques et mentales. Merci et à bientôt". |
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