INTERVIEW
Françoise Boulday
Le président Yves de Singly reprend les chemin des interviews. Il a rencontré mercredi 2 décembre dans le bureau de NDC Angers football, Françoise Boulday, secrétaire et trésorière du club.
Yves de Singly. "Bonjour Françoise, on va passer un petit moment ensemble sous la pluie, la piscine André-Bertin II étant ouverte (interview réalisée mercredi 2 décembre). Je voudrais te poser quelques questions parce que je crois que tout le monde ne te connait pas suffisamment, ne sait forcément qui tu es.

Depuis quand connais-tu NDC Angers football ?"
Françoise Boulday. "Pour commencer, je suis née dans le quartier, que je connais très bien. Je connais le stade des Gouronnières depuis toujours. J’ai mon fils ainé qui a commencé à faire du foot à NDC en 1975. Je suis resté ici en tant que parent. J’ai trois garçons derrière dont un qui est encore ici actuellement".

Yves de Singly. Tu fais partie des supportrices piliers.
Françoise Boulday. "Voilà exactement. Il y a eu un délai de repos un peu entre les deux derniers garçons parce qu’il y avait beaucoup de différence. Et nous sommes revenus fidèles à NDC quand il a commencé le football".

Yves de Singly. "Je suis très content que tu es acceptée d’entrer dans le bureau parce que je trouve que la touche féminine est spécifique et nécessaire dans la gestion d’un club. Peux-tu nous dire quelles sont les actions que tu accomplis pour que le club vive ? Parles-nous un peu du temps et des énergies que tu consacres à la vie de NDC".
Françoise Boulday. "Actuellement, il y a beaucoup de travail à faire et à mettre en place dans différents domaines. Il faudrait avoir davantage de monde pour nous aider. En ce qui me concerne, je travaille environ une heure par jour pour NDC… Ne serait-ce que pour aller à la mairie, la réservation des terrains, toute la comptabilité NDC depuis un an… Il faut du monde pour nous aider, pour un tas de petites actions qu’il y a à mener au sein du club. On fait des concours de belote, la pétanque, le bal. Ce sont des projets très intéressants. Au niveau sportif, il y a un projet très important que tout le monde peut lire et voir sur le site internet ou affiché dans le club. C’est un club d’avenir. On y croit vraiment. Au niveau des terrains, tout commence en avril. Il faut y croire".

Yves de Singly. "Ce qui m’intéresse aussi, c’est que tu dises quelques mots parce que depuis un an avec nos voisins de la Doutre nous avons initié un Groupement de jeunes, qui a fait du bruit dans la presse locale. Tu fais partie de la commission me semble-t-il ?"
Françoise Boulday. "Pas vraiment de la commission. C’est moi qui m’occupe de tout ce qui est comptabilité et trésorerie, avec Stéphane (Papillon) de la Doutre. Tout se passe bien mais c’est du travail supplémentaire qui demande beaucoup d’énergie".

Yves de Singly. Je te sens très investie également par rapport à un de nos partenaires, pour activer et renouveler la boutique du club.
Françoise Boulday. Oui, il faudrait là aussi avoir des gens qui soient concernés par ce problème de sponsoring. Il nous faut des sponsors pour faire marcher un club. Nous allons grossir. Nous en avons besoin. Au niveau de la boutique, des choses se sont mises en place, mais ce n’est pas suffisamment connu. Les gens ne voient pas suffisamment les choses. On espère que dans peu de temps, nous aurons des choses encore meilleures à présenter. On a besoin que des gens nous aident.

Yves de Singly. "C’est quand même un message que tu dis et redis. Et tu n’es pas la seule au sein du bureau à le dire. Plus on est nombreux, plus on peut se répartir le travail. Là-dessus, je pense que les jeunes générations ont à se faire remonter les bretelles".
Françoise Boulday. "On est quand même là dans le bureau, tous au-delà de 50 ans je dirais. Il serait bon que certains jeunes s’investissent un peu plus, petit à petit. On ne leur demande pas de faire tout en une seule journée mais il faudrait qu’il soit là pour nous aider, pour voir et mieux connaître le fonctionnement".

Yves de Singly. "Effectivement, une meilleure connaissance des différentes actions à faire par le bureau est un premier travail de prise de conscience par rapport à nos jeunes, qui n’ont pas du tout conscience du temps que l’on peut y passer.
Suppose que je fasse une réunion de tous les éducateurs des différentes catégories, Groupement de jeunes compris, toi en tant que femme, éducatrice au premier chef puisque tu as eue des enfants, qu’est-ce que tu leur dirais ?
"
Françoise Boulday. "Il est important que, quel que soit son âge, chaque licencié se sente bien au club, qu’il est un accueil, qu’il ait envie de revenir. C’est très important que les groupes se fassent. Au niveau des seniors, il y a un très bon groupe. Ils s’entendent bien. Au-delà des matches, ils savent se retrouver. Je pense qu’au niveau des enfants, on essaie aussi de mettre cela en place. Il y a le petit repas des benjamins, tout un tas de petites choses qui font que l’enfant ou l’adulte se trouve bien à l’endroit où il est. Y compris les parents d’ailleurs. C’est très difficile de mettre en place ce genre de choses. Il faut que tout le monde y mette du sien. Nous avons toujours trouvé un bon accueil à NDC, c’est la raison pour laquelle nous y sommes revenus. Moi, je me plais ici. Mais je trouve quand même que nous ne sommes pas suffisamment nombreux à s’en préoccuper".

Yves de Singly. Tout à fait. Là pour conclure, je provoque un tête à tête entre toi et notre manager général, quelles phrases voudrais-tu lui dire ?
Françoise Boulday. "C’est difficile parce qu’au niveau technique, je n’ai bien sûr aucune prétention de connaître quoi que ce soit. Pierre (Naudet) est très très bien dans ce qu’il fait. Je le suis à 200%. Il faut que le relationnel se fasse avec tout le monde et que chacun y mette du sien. Ce n’est pas toujours facile. On est parfois obligé de se plier à des choses qui nous plaisent plus ou moins. Il faut avoir un dialogue. Tout peut se mettre en place. Il n’y a aucun souci avec Pierre".

Yves de Singly. Je partage ton opinion. Ce que je souhaite, c’est que la communication, qui est l’arme pour toute chose, pour résoudre les conflits, pour expliquer, faire comprendre, partager nos convictions, continue de se développer. Nous devons chacun à notre niveau – ça va faire sourire notre ami Pierre – devenir d’excellents communicants.
Merci parce que je t’ai sentie un peu inquiète avant l’interview et j’aurais dû te filmer parce que cela ne s’est pas vu ni dans ton regard ni dans ton sourire.